David, jeune prodige du dessin, tient la plume de ce roman. Convaincu de sa fortune, le père n’a de cesse d’envisager pour son fils la plus belle des carrières. Mais dans cette fable moderne, où David pourrait tout aussi bien camper un jeune champion de tennis, vient se glisser un grain de sable, et pas des moindres : l’absence totale de motivation de l’adolescent pour tout ce qui touche à l’art. Certes, il est particulièrement doué pour l’art figuratif, mais il agit sans but et surtout sans passion, simplement pour ne pas doucher les illusions de son père. Inscrit dans une école d’art, notre héros devient rapidement l’enjeu de la rivalité qui oppose deux de ses professeurs. L’inéluctable querelle des anciens et des modernes, mais qui ne le concerne pas plus qu’elle ne le passionne. Et il faudra l’arrivée d’une jolie mexicaine, et les flèches aiguisées de la jalousie, pour qu’il reprenne une ultime fois les pinceaux, comme guidé par une force extérieure.