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Résumé :
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La réforme de lenseignement des Sciences industrielles de lingénieur (S2I) de 2011 invite les enseignants, appartenant à différentes spécialités, à intervenir dans un nouvel Enseignement technologique transversal (ETT) commun. Le but de cet article est détablir des liens plausibles entre la spécialité des enseignants, considérée comme un déterminant, et leur manière de concevoir lénergie et la chaîne dénergie, concepts enseignés dans le cadre de lETT. Vingt-cinq enseignants issus de trois spécialités (Énergie environnement [EE], Ingénierie mécanique [IM] et Information et numérique [IN]) ont répondu à un questionnaire sur lenseignement de lénergie en ETT, parmi lesquels six dentre eux ont participé à un entretien individuel. Les résultats montrent que les enseignants « IN » déclarent un niveau de difficultés denseignement de lénergie plus élevées que les « IM » et que les « EE ». Létude de cas permet davancer que les « IM » auraient tendance à définir lénergie par le type dénergie en jeu (mécanique, fluidique, renouvelable, etc.) et à utiliser des exemples dans le champ de la mécanique (carburant) ; les « IN » pourraient ne pas identifier lélément transformateur central dans la chaîne dénergie (lalternateur), « définir » lénergie par sa relation avec la puissance, expliciter la relation avec linformation dans la chaîne énergétique ; les « EE » pourraient avoir tendance à commencer la chaîne dénergie par un réservoir, à utiliser le symbole W du travail, et à définir lénergie par ses effets. Ces résultats contribuent à mieux cerner les caractéristiques des enseignants de S2I, et à interroger la formation des enseignants de S2I dans un contexte de changement curriculaire.
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