|
Résumé :
|
La responsabilité est un objectif de toute éducation, aussi nous souhaitons ici contribuer mettre à jour ses leviers et obstacles institutionnels à l’École française. Nous en considérons trois aspects : la cohérence (entre le penser, le dire et le faire), le dialogisme (entre conformité aux normes et réalisation de soi) et la reliance (entre soi et l’environnement). Suivant ce cadre, nous mettons en œuvre une méthodologie quantitative permettant d’évaluer les convocations explicites et implicites de la notion de responsabilité dans des textes officiels de référence. Nos résultats montrent qu’après avoir été utilisée de manière ambiguë ou restrictive, la notion de responsabilité l’est plus pertinemment dans les textes récents, avec notamment l’évocation de compétences émotionnelles, une acception implicitement plus dialogique et un éventail plus large d’objets concernés. Ensuite, nous interrogeant sur les contraintes d’application de ces textes officiels, nous envisageons les pratiques effectives et l’épistémologie institutionnelle comme des obstacles : malgré les leviers présents dans les textes, le manque de cohérence – de responsabilité – de l’École tend à s’opposer à une éducation à la responsabilité. Enfin, nous proposons des pistes pour lever ces obstacles, telle l’introduction de méthodes pour mieux se connaître, comme la méditation.
|