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Résumé :
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Cette recherche porte sur le raisonnement classificatoire d’étudiants en master, futurs professeurs de sciences de la vie et de la Terre. La pluralité des classifications biologiques (fonctionnelle et phylogénétique) est mise au travail avec l’exemple des végétaux dans le cadre d’une reconstruction didactique fondée sur l’histoire des sciences. L’activité de problématisation des étudiants est étudiée grâce à une analyse argumentative dans des moments de débat portant sur une sélection d’articles scientifiques et de sources historiques primaires. Cette étude a révélé une difficulté à articuler les différentes situations de classification avec leurs logiques spécifiques. Le débat concernant la définition des végétaux dans une approche cladistique a donné lieu à un épisode fortement argumentatif. Cet épisode a conduit les étudiants à délimiter le champ des possibles et à construire des nécessités : redéfinir le terme de végétal à la lueur de l’arbre phylogénétique actuel ou abandonner le terme de végétal, en raison du polyphylétisme des Eucaryotes photosynthétiques. Au cours du débat, la mise en jeu d’une pensée essentialiste a constitué un obstacle à la construction de ces nécessités pour plusieurs étudiants. Cette recherche ouvre des perspectives concernant notamment les relations entre les activités de classification et de définition, ainsi que sur l’accompagnement de sources historiques primaires pour un usage didactique.
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