|
Résumé :
|
En France, l’internat a été longtemps la condition de la poursuite d’études secondaires, que ce soit en premier cycle ou en second cycle. Pour permettre à leurs enfants de suivre des études, les parents, loin de se contenter de les envoyer chez un maître « marchand de soupe », pouvaient chercher la solution éducative qui leur convenait le mieux, et souvent opter pour l’internat dans le secteur privé, jugé plus rassurant que le secteur public (voir par exemple Mayeur, 2004, p. 453 et suiv. ; Prost, 1968, 2008). C’est le projet de scolarisation qui, en tout état de cause, commandait ; mais les parents pouvaient bien sûr y loger d’autres intentions éducatives, auxquelles prétendaient répondre les institutions d’accueil. Institutions très diverses, dont la diversité, bien au-delà de la partition public-privé, est bien plus grande que l’usage, au singulier, du terme « internat » ne pourrait le laisser penser, diversité dont témoignent aussi les textes présentés dans ce dossier. À partir ...
|