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Résumé :
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Dans cet ouvrage, Gérard Sensevy souhaite démontrer que la forme scolaire doit se modifier. Pour que l’élève puisse passer à une autre forme d’apprentissage, qui abandonne l’idée d’enseigner « classiquement » un cours présenté de manière relativement ex cathedra, structuré en « théorie, exercices répétitifs, exercices plus complexes », la didactique utilisée doit évoluer, et même changer profondément. Le rapport de subordination qui préexiste actuellement encore entre un professeur et ses élèves doit devenir une véritable relation d’échanges mutuels et féconds sur le plan de l’apprentissage. Le rôle de l’enseignant passe de celui de maître incontesté (ou incontestable ?) à celui d’un guide efficace qui analyse la situation et saisit à chaque instant l’évolution du rapport au monde de l’élève et celle du contrat qui lie ce dernier à l’enseignant. Du coup, l’acte d’enseigner change de nature : il ne suffit plus seulement de connaître sa matière, ni même de maîtriser différentes méthodes propres à la didactique de la discipline, il faut agir plus finement en tenant compte à tout moment des représentations des élèves. À chaque action de l’élève, qu’elle soit langagière ou autre, le professeur rétroagit et provoque d’autres actes de la part des élèves. C’est l’action conjointe dont l’auteur élabore une théorie qui la justifie, ou dont il en construit des éléments, comme il se plaît à l’écrire avec modestie...
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